Tout ce que les livres électroniques disent de leurs lecteurs

Posté le 23 juillet 2012 by Economie Nouvelle

L’avènement des liseuses numériques telles le Kindle ou le Fnacbook n’est pas qu’une affaire de gain de poids pour partir en vacances ! L’un des effets les plus importants mais souvent le plus oublié de la numérisation de la lecture est la possibilité d’obtenir énormément d’informations sur la manière dont nous lisons. Il faut ainsi en moyenne 7 heures pour lire le dernier tome de la série Hunger Game explique le Wall Street Journal.

Barnes & Noble qui détient près de 30% du marché américain du livre numérique s’est récemment mis à étudier le comportement des lecteurs. Quelle est leur vitesse de lecture, quels genres sont les plus appréciés et quels ouvrages voient le plus de lecteurs abandonner en route. Jim Hilt, vice-président en charge des ebooks explique vouloir aider les éditeurs à créer des livres qui retiennent plus l’attention. Et l’enjeu est important ! l’année dernière les ventes d’ebooks pour B&N ont augmenté de 119% !

Les grandes tendances

Alors que les analyses des données des lieuses n’en sont qu’à leur balbutiements, des tendances se dégagent. Ainsi les lecteurs ont tendances à lire les livres d’une même série d’une seule traite comme s’il ne faisait qu’un. De même les œuvres de fiction sont généralement lues en peu de séances. Les lecteurs de polards ou de science-fiction sont également plus rapide que leur comparses.

Une optimisation des ouvrages ?

Le fait que beaucoup de lecteurs abandonnent en cours de route les livres de « non-fiction » à ainsi conduit Barnes & Noble à sortir les Nook Snaps, des livres courts sur certains sujets qui perdaient leurs lecteurs. Mais certains craignent déjà qu’un telle optimisation des livres pour plaire à un goût « grand public » ne bloque la créativité des auteurs.

La question de la confidentialité

Mais comment sont collectées ces données vous demandez-vous. Chez Amazon par exemple, leader incontesté du marché, les utilisateurs du Kindle consentent à l’utilisation de ces données pour pouvoir se servir de leur liseuse. L’Electronic Frontier Foundation n’apprécie que moyennement cette politique et milite pour que ce que l’on lit reste une affaire personnelle.

En début d’année, la Californie à par exemple voté un « Reader Privacy Act » qui rend obligatoire une injonction d’un tribunal pour que la police ait accès aux informations concernant ce que vous lisez ce qui n’était pas le cas avant.

Des livres en bêta ?

Certains éditeurs comme Sourcebooks ont même franchit le pas et passent par une phase de bêta pour les livres qu’ils proposent. Les conclusions de l’étude des lectures d’un groupe test servent à créer la version finale – et imprimée – du livre. Mais si les lecteurs sont probablement prêt à révéler certaines habitudes pour améliorer les livres, Il n’est pas certains qu’ils ne préfèrent pas garder pour eux d’autres lectures sur des sujets plus sensibles, sexe, religion, perte de poids etc…

Et vous ? Que pensez-vous de l’utilisation qui peut être faite de vos habitudes de lecteur ?

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