Les taxis ont-ils obtenu l’arme fatale contre Uber et Cie ?

Posté le 06 août 2013 by Economie Nouvelle

comparateur-prix-uber-snapcar-club-chauffeurCe n’est une surprise pour personne, les taxis en voient pas d’un bon œil les entreprises de Véhicule de Tourisme avec Chauffeur (VTC) qui proposent via une simple application smartphone de transporter des gens. Les taxis auraient ainsi obtenu du gouvernement l’arme fatale pour écraser cette concurrence naissante: un temps minimum avant la prise en charge.

L’importance de la maraude

Seuls les taxis peuvent marauder, c’est à dire prendre des clients qui les hèlent dans la rue. Cependant, grâce aux applications smartphone, n’importe qui peut facilement commander un VTC à distance, et, si celui-ci est proche, il peut prendre en charge le client en quelques minutes seulement. Comme en plus ces applications permettent de suivre en temps réel l’approche du véhicule ce qui fait passer l’attente en enlevant de l’incertitude, cette interdiction de maraude n’est pas gênante pour les VTC.

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L’arme fatale

L’arme fatale des taxis serait donc simple: interdire la prise un charge “immédiate” par des VTC de clients. Pour ainsi redonner son sens à la réservation à l’avance.  L’intersyndicale des taxis dit ainsi avoir obtenu 15 minutes de délai minimum et vise de passer à 30 minutes. Dans les faits, une telle disposition serait tellement gênante pour les VTC qu’elle freinera énormément leur essor, voire ferrait mettre la clé sous la porte à un certain nombre d’entre eux.

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De bonne guerre ?

Entre le prix d’achat d’une licence de taxi: “la plaque” à 240 000€ à Paris, les procédures administratives et l’essai d’une voiture neuve pour ne pas rouler en Clio, les taxis ont en effet beaucoup à perdre à laisser les entreprises de VTC s’instalre dans le paysage… Il est ainsi compréhensible qu’ils défendent leur gagne-pain. Néanmoins, la situation actuelle avec des taxis relativement chers comparés aux autres métropoles internationales et surtout la difficulté d’obtenir un taxi à certains horaires souligne que cette situation n’est pas pérenne.

Quelles solutions ?

Si on peut facilement comprendre qu’il n’est pas possible de simplement supprimer le numerus clausus qui limite le nombre des taxis, car en effet, ceux qui viennent d’acheter une licence de taxi à 240 000€ seraient désavantagés, il y a quand même certaines pistes de réflexion. La plus radicale serait que l’état rachète toutes les plaques avant de les supprimer. Cependant, le coût pour les quelques 17 357 taxis parisiens serait de plus de 4 milliards d’euros…

taxiAutre possibilité, doubler les plaques. Cela consiste à donner une autre plaque à chaque taxi. Ainsi le prix d’une licence est divisé par deux, mais comme chaque taxi en a deux, il peut en revendre une et augmenter le nombre de voitures disponibles. L’avantage pour l’état est un coût quasi nul.

Et Autolib ?

La solution de voiture électrique en libre service Autolib rencontre un certain succès à Paris même si quelques défauts inhérents à ce mode de consommation apparaissent (saleté des véhicules notamment). Cependant, celle-ci gagnerait fortement en popularité et en praticité si des stations faisaient leurs apparitions dans les aéroports d’Orly ou de Charles de Gaulle à l’instar de ce qui se voit aux abords des gares parisiennes. Contacté sur ce sujet, le service client d’Autolib ne cache pas que le poids des taxis est loin de favoriser l’implantation de telles stations…

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